"Il n'est pas meilleur que moi", article tiré du journal "L'Equipe"

"Il n'est pas meilleur que moi", article tiré du journal "L'Equipe"
Roger Federer, dominé hier par Rafael Nadal refuse de dire qu'il est inférieur à l'Espagnol sur terre battue.


C'est souvent le cas. Si en anglais le numéro un mondial fit un débriefing plutôt conventionnel de sa défaite, sa version française dévoila mieux ses sentiments. Moins versé dans les subtilités de la langue de Voltaire, il dut aller droit au but. Son agacement fit rapidement surface, même s'il s'attacha à répété qu'il avait passé un excellent après-midi malgré la défaite.
Mais Federer était surtout fatigué après près de quatre heures de bataille, et enervé après un nouveau revers sur terre face à Nadal (6-2, 6-7, 6-3, 7-6), moins d'un an après sa défaite en demi finale de Roland Garros. Comment ne le serait-il pas, alors que son hégémonie bute toujours sur ce diable d'Espagnol ?


MONTE CARLO -

" Au début du match, vous avez semblé avoir du mal a trouvé vos marques. Etait-ce dû à la nervosité ou bien au vent?
-Ni l'un, ni l'autre. C'est encore une fois cette difficulté de s'adapter à un jeu de gaucher. J'aimerais pouvoir mieux comprendre ce problème. J'espère que ce sera pour la prochaine fois. Avec Nadal il faut que j'attaque dès le début du match. Peut-être que mon service n'a pas fonctionné au maximum en ce début de partie. Il a eu deux ou trois très bons jeux. L'explication, c'est peut-être une combinaison de tout ça.

-Y a-t-il des choses que vous regrettez particulièrement?
-Il y en a plusieurs. Toutes les fois où je lui ai offert des ouvertures sans raison. Il faudra à l'avenir que j'élimine ces baisses de régime. Comme ça, je n'aurai plus à faire la course derrière. C'est dur contre un joueur comme Nadal, même si j'ai réussi à revenir deux fois dans le match.

"C'était moi l'attaquant"

-Vous avez commis 78 fautes directes, parce que vous étiez obligé de lui mettre la pression tout le temps?
- Je n'avais pas le choix. Je ne pouvais pas me permettre de remettre en jeu toutes ses balles à mis-court. Il essaie souvent de vous attirer dans le court. C'était à moi d'accélérer et dans ces conditions, c'était moi l'attaquant. Pas lui. Donc il est normal que les fautes soient de mon côté. Je n'attache donc aucune importance à cette statistique.

-Vous n'avez converti que 4 balles de break sur 18. Ce chiffre là vous parle plus?
- Celui-là, oui. Je n'en suis pas content. Si j'avais réduit ce déficit ça aurait changé beaucoup de choses. Comme ce n'est pas un très gros serveur, je devais faire mieux dans ce secteur. Absolument. mais ça peut arriver dans un match. L'important est que ça ne se reproduise pas.

-Ca vous fait maintenant trois défaites de rang contre Nadal (RG l'an passé, Dubaï en février dernier et ici). Qu'est ce que ça signifie?
- Sûr que j'aurais aimé remporté ces matches, mais ça ne brise pas ma volonté et mon espoir de mettre fin à cette série. Je souhaite surtout qu'il ne me batte pas en Grand Chelem. Ce qui est important pour moi, c'est que j'ai encore 2000 points d'avance sur lui au classement. Mais bon, vous, les journalistes, allez sûrement en raconter plus que moi je n'en ai à dire sur le sujet. Ce soir (avant hier), je vais aller me coucher. Demain je vais reprendre la route et j'aurais oublié ça.

- Quand même, Nadal marque des points dans l'optique de Roland Garros...
- Je ne vois pas du tout ça comme ça. Je dresse un bilan positif de ce tournoi et de ce match. Clair et net. Je ne suis pas frustré du tout. Je suis fatigué mais pas déçu. Ce mach s'est joué à peu de choses. J'ai le sentiment qu'il m'a permis de répondre à beaucoup de questions que je me posais sur mon jeu sur terre battue.

- Lesquelles, par exemple ?
- (Sourire) Je ne vous le dirai pas.

- Ne peut-on pas suggérer que Nadal est un peu meilleur que vous sur terre battue ?
- Non, il n'est pas meilleur que moi. Je dirais que nous sommes à égalité. J'estime avoir trouvé des solutions pour le jouer sur terre. D'accord, je n'ai pas réussi à conclure aujourd'hui. Encore une fois, ça ne s'est pas joué à grand chose. J'étais à deux doigts de remporter le quatrième set. Et dans un cinquième set, rappelez-vous Miami (en 2005, il avait remonté un handicap de deux sets face à Nadal pour s'imposer 6-1 dans la dernière manche).

- Donc, dans l'optique de Roland Garros, vous pensez avoir progressé ?
- Parfaitement. Dans des conditions de jeu bien plus proches de Paris ici qu'à Rome ou à Hambourg, j'ai atteint la finale et j'ai livré un superbe combat. Donc, j'estime avoir fait un grand pas en avant sur la route de Roland Garros."
Pascal COVILLE.

>> Voilà, l'interview que je vous avez promis...

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Maintenant que je suis lancée, je vous mets le reste de l'article consacré à MC, un très bon article d'ailleurs :

MAÎTRE SUR SES TERRES

Malgré la résistance acharnée de Roger Federer, Rafael Nadal a conservé son titre et poursuivi sa série gagnante.

Il a fallu 3h50 à Rafael Nadal pour remporter sa 42ème victoire de suite sur terre battue. Ce succès confirme son rang de favori pour RG et son ascendant sur Roger Federer. Mais le Suisse ne s'avoue pas découragé.

MONTE CARLO -
O
n était venu à Monte-Carlo en quête d'informations sur les chances de Roger Federer de gagner à Roland Garros un quatrième titre du Grand Chelem d'affilée. On en repart avec la certitude que Rafael Nadal est mieux que capable de conservé son titre à Paris, comme il l'a fait hier en Principauté. En repoussant les assauts du Suisse au terme de 3h50 d'une bataille passionnante, et au lendemain d'un autre combat contre Gaston Gaudio, l'Espagnol a balayé ousles doutes sur sa forme nés de ses problèmes de santé de l'hiver. Le Nadal de 2006 sera tout aussi difficile à vaincre que le gamin inspiré qui avait fait irruption sur le circuit l'an dernier. Le doute n'a pas plus prise sur lui aujourd'hui qu'hier. Et ses adversaires seront tout autant condamnés à l'exploit.
Le voilà arrivé
à 42 succès de suite sur terre battue. A onze finales gagnées à la file. A quatorze titres dont 5 Masters Series. Le tout à 19 ans... La carrure du bonhomme dépasse largement le tour de ce biceps sur lequel on se focalise parfois, à tort.
Contre R
oger Federer, hier, il a une fois de plus démontré qu'il était doté des talents essentiels du tennis : la volonté, le coup d'oeil et les jambes. En outre, contrairement à certains des seigneurs de la terre qui l'ont précédé, il possède aussi une main exceptionnelle et une adaptabilité dont il a donné la démonstration hier en gagnant sa part des échanges en finesse au filet. Si l'on ajoute dans ce portrait, pas franchement robot, que ses biceps et ses poignets lui confèrent une force peu commune pour frapper des passings improbables à bout de bras, on comprendra que, face à lui, Roger Federer soit réduit en permanence au miracle, sur terre plus qu'ailleurs.

Au
sortir du court, malgré sa défaite en quatre sets comme à Paris, le Suisse se jugeait pourtant satisfait. Le reste de sa semaine monégasque avait en effet tout pour le rassurer sur son aptitude de terrien. Mais il considérait aussi s'être rapproché hier de son rival. C'est bien là l'attitude du champion qui préfère considérer son verre à moitié plein qu'à moitié vide. Le compte des face-à-face est pourtant en train de basculer nettement en faveur de son rival : 4-1. Et s'il se procura bien le premier break à l'entame du troisième set, puis une avance de 3 points à 0 dans le tie break du quatrième avant de céder, il avait été mis auparavant en demeure de sauver une balle de 5-0 au premier set, puis une autre de 2 sets à zéro au bout de moins d'une heure et demie de jeu, avant de remonter deux breaks au quatrième.
S'il veut espérer
battre l'Espagnol à Paris ou ailleurs, Federer ne peut pas se permettre de rater ses débuts de match aussi nettement qu'hier ou encore qu'à Roland Garros en 2005. Que ce soit par appréhension de la tâche qui l'attend, ou, comme il l'affirme, parce qu'il a besoin de temps pour s'habituer au jeu d'un gaucher, peu importe. Ce set de handicap s'ajoute à ceux qui le grèvent déjà naturellement sur un sol contraire.
Car son
début de match fut catastrophique. Lui qui n'avait perdu son service que 3 fois en 5 matches, le céda deux fois d'entrée et se trouva contraint de sauver des balles de break dans chacun de ses jeux d'engagement du premier set. Il le perdit encore une fois, blanc, au septième jeu du deuxième set. Et, même s'il commençait peu à peu à trouver son rythme, il dut grandement son retour dans le match à une baisse soudaine de son adversaire qui, servant à 5-4, commit ses 2 premières doubles fautes et caviarda sa balle de set en sortant un coup droit.
Une
fois revenu à 5-5, muscles relâchés, Federer haussa le niveau de son jeu et du match vers les sommets. Agressif, tirant au plus près des lignes, il survola le tie break, puis réussi un break dès l'entrée du 3ème set pour mener 1-0, 40-15. Mais il ne parvint pas à ferrer le gros poisson qui semblait pourtant souffrir. Une double faute et deux volées ratées remirent Nadal à hauteur. Une autre balle de break manquée par le Suisse à 3-3 constitua un tournant. L'Espagnol reprit sa marche en avant, façon rouleau compresseur, pour emporter les trois derniers jeux du set puis écraser le début du quatrième, au point de mener 3-0 double break.
Un grand
cri de souffrance, une balle propulsée de rage au plus profond de la mediterranée voisine semblèrent alors libérer Federer de ses angoisses. Plus agressif encore, multipliant les coups sur les lignes, il réussit son dernier exploit : revenir à 4-4, puis mener 3 points à 0 dans le tie-break, service à suivre. Mais un revers raté et un passing coupèrent son élan. Il ne gagna plus que deux points. Il avait poussé son rocher aussi loin que possible, mais le sommet était encore trop haut pour lui.

Philippe BOUIN.


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NADAL, CA FAIT MAL.

L'Espagnol n'a pas mis une semaine pour redevenir le monstre sur terre.


MONTE CARLO -

Toni Nadal a délivré hier un message très inquiétant pour le circuit. "Rafa peut aller mieux physiquement", a jauen effet le tonton coach, comme si son lamineur de neveu, avec son lift demolisseur et ses facultés à riposter supersoniquement à certaines attaques au laser du mètre étalon suisse, pouvait encore, si besoin était, s'aider d'une condition encore plus hercuenne pour concasser les adversaires. Presque flippant.
H
ier, l'impressionnant Majorquin s'enquerrait pourtant du nombre exact de victoires consécutives sur terre battue. "42 ou 41 ? ", demandait-il, presque bentement, comme s'il avait du mal à conceptualiser sa supériorité sans partage sur la terre rouge. D'ailleurs, la qestion sur l'éventuel complexe que pourrait nourrir Federer à son égard lui paraissait totalement saugrenue. "Un complexe, lui, l'un des meilleurs joueurs de l'Histoire... il gagne l'Open d'Australie, Indian Wells, Miami et il aurait des complexes ? " A peine l'Espagnol tentait-il de riposter quand on lui rapporta les propos du Suisse, se sentant de plus en plus proche de son dauphin sur terre. " A Paris, j'avais perdu le deuxième set, et là, je menais 6-2,5-3 en gagnant ensuite le troisième set et en menant 3-0 au quatrième... " Disant cela, il ne semblait pas si évident à Nadal que lcart stait tréci entre lui et le numéro 1.
Re
spectueusement, il remettait quand même les choses en perspectives, mais sans vouloir avouer sa domination. " Dans cette finale, j'ai eu des moments difficiles quand j'ai été breaké au début du troisième set, poursuivait-il. Mais Federer a manqué quelques points juste après et ça m'a relancé. Et quand il est revenu au quatrième, j'étais de toute façon prêt pour un 5ème set. Ce que je voulais, c'était gagner ce titre. En quatre sets, c'était mieux. Mais en cinq, ça n'aurait été pas mal quand même, non ? "

Des chaussures sur mesure.

Ecoutant cela, on ne pouvait pas mieux comprendre pourquoi Nadal, imperméable à tout émotivité, semble aussi insubmersible. La semaine dernre, pourtant, le moral n'était pas au beau fixe dans le clan du géant au pied d'argile. " A l'entrainement à Manacor, il jouait vraiment mal, se souvenait Toni Nadal. Il était ts nerveux parce qu'il n'avait pas reçu les chaussures de terre battue que lui fabrique l'usine aux Etats Unis depuis son poblème de pied. On ne les a eues que jeudi dernier, juste en arrivant à Monaco. Tout de suite, ça s'est mieux passé à l'entrainement, même s'il était encore un peu tendu lors de ses premiers matches. Progressivement, il a frappé de mieux en mieux. Et aujourd'hui (avant hier), c'était un bon niveau. Il ne s'est pas contenter de défendre et n'a pas seulement utilisé son coup droit sur le revers de Federer. Il a aussi cherhcé la lutte sur le coup droit de Roger, qui reste le meilleur du monde." Variant si bien les concepts, se rodant en flèche en une petite semaine, le poulain a fini par submergé le leader suisse, perpétuant l'énigme : qui pour le battre sur terre battue ? S'il ne s'en trouve pas un à Barcelone, cette semaine, pour appliquer la recette, Nadal remportera dimanche prochain son 15ème titre et dépassera alors la série de 46 matches remportés de suite sur terre par Björn Borg entre 1977 et 1979.
Hier, Guillermo Vilas, recordman dans cette même catégorie des matches gagnés d'affilée sur ocre avec 53 victoires, tenta de brosser le portrait robot de l'anti-Nadal : " Quelqu'un comme Federer, s'il monte plus et sert mieux, et comme Gaudio, plus fort dans la tête." Ca existe ?

Franck RAMELLA.

# Posté le mardi 25 avril 2006 13:01

Entre joueurs....

Entre joueurs....
Alooors, voici un article spécial Federer... Je voulais lui témoigner toute mon admiration pour ces propos si aimables envers Nadal. Chers lecteurs, ceci est de l'ironie bien sûr !! Je suis carrément DEGOUTEE par son attitude et tout ce qu'il a dit aux journalistes, c'est écoeurant, pitoyable, égoïste, JAMAIS je n'aurais pensé cela de lui, jamais je ne l'aurais pensé capable de telles paroles. C'est vraiment.....pfouah!!! Lucie, je sais que tu es de mon avis, on en a longuement parlé ce soir et voilà...
Je voudrais que vous lisiez cet article, attardez vous dessus et remarquez les sous entendus surtout. Y'a même des choses contradictoires...
Bravo au journaliste qui s'en est occupé, on n'aurait pas pu mieux faire, mieux formuler et résumer ces actes. DECUE est le mot qui se rapporte le mieux à mon état. Franchement je sais pas quoi dire, moi qui pensait que Federer avait tout... le talent, le fair play, l'humilité... mais quelle honte !!!!
Et dire que Rafael le place toujours sur un pied d'estal quand il en parle, alors que Mônsieur le Maitre (mais vui voyons, il est le meilleur!!!) se contente de parler de lui, de ses fautes, qui, pour lui, ne sont pas graves du tout!! Ben non!! Sacager son jeu pour battre Nadal, mais quelle stratégie !! Bravo Ô Maitre !!
Comme je disais à Lucie, c'est sûr qu'un 4/1 pour Nadal en 5 rencontres, c'est difficile à avaler pour cet homme (oui, pardon Lucie : pour ce Dieu...)... Ce n'est malheureusement pas la réaction qu'il aurait fallu avoir... et oui ça met en colère...
L'article qui suit est donc un très bon article... cherchez l'ironie surtout, ça vaut le coup...
Je retranscrirai demain une interview de Federer, tout aussi pathétique.
Dommage Fed, j't'aimais vraiment bien...



LA QUATRIEME DIMENSION DE NADAL


Nadal, joueur "unidimensionnel" ou "monolithique" ? Rien n'est moins sûr. A Monte-Carlo, Roger Federer a été battu par un contre-attaquant hors-pair, qui maîtrise tous les aspects du jeu sur terre, cette quatrième dimension du circuit qui échappe encore au Suisse...

"Pl
us je l'affronte, mieux c'est, car il a un jeu assez monolithique", avait lancé Roger Federer, bravache, avant de défier Rafael Nadal en finale du Masters Series de Monte-Carlo. Histoire de se convaincre qu'il existe bien une solution au problème posé par le Majorquin. Car en réalité, plus le Suisse joue Nadal, plus il accumule les défaites.

E
n cinq rencontres, hormis un renversement de situation inespéré à Miami en 2005, Roger n'a pas trouvé les bonnes réponses au QCM Nadal. Peut-être parce que le N.1 mondial ne prend pas la mesure du problème en question.

Federer
estime que Nadal est un mur, et qu'il existe forcément une brèche à exploiter, creuser pour pouvoir briser l'édifice, dernier obstacle selon lui devant Roland-Garros. "Je me posais beaucoup de questions avant d'arriver ici et ce fut une très belle semaine", se rassure-t-il. J'ai fait un grand pas en avant. Aujourd'hui, j'y suis presque arrivé et je pense que mes chances de gagner Roland-Garros sont à la hausse après cette semaine. Une étape a été franchie. Jouer contre Nadal m'aide à progresser. Depuis qu'il est là, j'ai déjà amélioré des choses. Et plus je l'affronte, mieux c'est."

"Je me sens à égalité avec lui"

Ce
tte nouvelle défaite ? Une étape vers les futurs succès : "J'ai fait un bon match même si j'ai quelques regrets sur le nombre d'occasions que je n'arrive pas à saisir, notamment sur des balles de break. Mon nombre de fautes directes ? Cette statistique ne m'intéresse pas. Nadal ne me laisse pas le choix, contre lui il faut prendre des risques. Ceux qui prétendent le contraire, je leur propose d'essayer à ma place. Avoir perdu trois fois de suite contre lui ne me décourage pas."

En
quelque sorte, Federer pense que cela finira bien par passer. En attendant, il faut faire bonne figure. Le Suisse a été mené tout au long de la partie, n'arrachant que trois débreaks pour venir tenter sa chance au tie-break, mais il n'accepte pas la supériorité de son jeune rival : "Nadal trop fort pour moi ? Je ne suis pas d'accord. Aujourd'hui, ça s'est joué à tellement peu que ce serait faux de dire ça. Je me sens à égalité avec lui". Au-delà de la générosité des deux acteurs de cette finale palpitante et prometteuse, et de leur respect mutuel, une authentique rivalité a percé au grand jour à Monaco.

Une glorieuse rivalité

Avec, en toile de fond glorieuse la terre de Roland-Garros, les deux hommes se retrouvent déjà face-à-face. Et l'opposition de style sur et hors du court est remarquable : Federer glisse avec humour pour finir sur une pirouette : "Le seul petit avantage que je lui concède c'est qu'il est gaucher et il y en a pas beaucoup sur le circuit. Je n'y suis pas habitué, cela explique en partie mon mauvais début de match. J'ai bien mon entraîneur (Tony Roche) qui est gaucher mais, bon, il est un peu vieux."

Nadal
rappelle humblement qu'il fait simplement le nécessaire pour gagner : "C'est une très belle victoire. Un succès comme ça on ne s'y habitue jamais, surtout face à Federer. C'est très spécial de commencer la saison sur terre battue par un titre. Le match a été très dur, j'étais très déçu d'avoir laissé passer ma chance dans le deuxième set. Après, je suis passé par des moments difficiles. J'ai été breaké dans le troisième set, mais ensuite il a fait quelques erreurs et ça m'a permis de repartir de l'avant. Dans l'ensemble, je suis très satisfait de ma performance, j'ai été très agressif en coup droit, très régulier et concentré tout au long du match. J'ai juste très mal servi. J'avais un problème avec le sable mais ce n'est pas une excuse: c'était nul, tout simplement."

L
e jugement sévère que le prodige de Majorque porte sur sa performance au service révèle une évidence que l'on ne retrouve pas dans les propos de Federer : Nadal est humain. Il n'est pas fait d'un seul bois ou d'une seule pierre, comme une stèle ibérique plantée au milieu du court Philippe Chatrier. Lui aussi peut avoir peur de perdre face à Federer, et ses fautes grossières dans les moments importants du deuxième et quatrième set de la finale l'ont prouvé. Mais lui aussi peut s'améliorer.

Sur
terre battue, face à Nadal, Federer n'est plus seul face à lui-même. Celui qui pourrait devenir le meilleur joueur de l'histoire du tennis doit briser le miroir. Apprendre à jouer contre un gaucher ne suffira pas pour remporter Roland-Garos et réussir le "Petit Grand Chelem". Il faudra être meilleur que Nadal, lequel n'aura que 20 ans le 3 juin 2006, et va encore progresser... On l'a vu dimanche, Rafael a souvent tenté d'étouffer son aîné en venant lui-même claquer des volées cinglantes au filet... Une attitude très éloignée du simple relanceur...

Une question d'instinct

Farouche
combattant, Nadal transforme le moindre court de terre battue en île déserte imprenable, forteresse qui ressemble à Manacor sa ville natale. Sa rage de vaincre est permanente. Et Federer, qui a mis quatre ans à raisonner un tempérament impulsif pour remporter ses trophées, devra retrouver cette haine instinctive de la défaite pour se mettre au niveau de l'Espagnol. "J'ai bien aimé notre combat" avouait d'ailleurs Roger après la rencontre, comme s'il avait pris du plaisir non pas à se faire battre, mais à retrouver ces émotions trop fortes pour être contenues. Ainsi, quand après avoir concédé un double break dans la quatrième manche, le Suisse a soudainement propulsé violemment une balle dans la mer, loin derrière les tribunes, avant de refaire son retard avec une énergie nouvelle.

De l'au
tre côté du court, Nadal serre encore et toujours le poing. Beaucoup mieux qu'un simple "laboureur couronné", le protégé de l'oncle Toni Nadal est en train de devenir un champion exceptionnel, forgé dans le combat perpétuel propre aux joueurs de terre battue, mêlant humilité et fierté : "Tous les jours, je peux perdre, même sur terre battue. Bon, si je suis à 100%, je sais que j'ai de bonnes chances de gagner. Mais, franchement, plein de joueurs peuvent me battre." Et de relancer le défi dès cette semaine : Le fait d'avoir remporté 42 victoires de suite sur terre battue me fait évidemment plaisir. Le record de Borg et Vilas (46 et 53)? Oui j'y pense, c'est déjà 'sympa' d'être le N.3 de l'histoire. Maintenant pour passer Borg, il faut que j'aille en finale à Barcelone. Ce n'est pas facile."

>> Vos impressions ou vos rétorques m'intéressent!!! Allez-y, je suis prête!

# Posté le lundi 24 avril 2006 19:02

Victoiiiiiiiiiiire!!!!

Victoiiiiiiiiiiire!!!!
La 100ème édition du Masters Series de Monte Carlo restera ancrée dans les mémoires!!! Rafael a hier remporté ce tournoi, à l'issue d'une lutte incroyable contre Le Maitre, Federer!!
Un match à la hauteur de toutes nos espérances, qui n'aura pas laissé les spectateurs sur leur faim.
Score final : 2/6 7/6 3/6 6/7 !! On a pu tout de même noté une baisse de régime chez Federer au cours de la troisième manche, il m'a d'ailleurs un peu déçue...
Mais tout s'est accéléré au 4ème set : passings incroyables, plus de services volées de la part de Federer, une puissance de jeu splendide de la part des deux joueurs.
Le seul bémol sont les fautes en revers de Roger, que j'ai trouvé plutôt nombreuses. Quant à Rafael, il n'a pas plié, à fond, à fond, à fond!! Ca fait vraiment du bien à voir!!
Balle de match, puis la victoire... Merveilleuse victoire qui prouve une fois de plus le talent de Rafa. BRAVO à ces deux champions qui nous font toujours autant vibrer !!! A ce niveau, ce n'est plus du tennis, c'est du grand art...

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Article l'Equipe :

NADAL RÈGNE SUR TERRE

Par Ségolène ALLEMANDOU

Rafael Nadal a pris le meilleur sur le numéro un mondial Roger Federer, après une finale indécise jusqu'au bout des quatre sets (2-6, 7-6[2], 6-3, 7-6[5]). Le Majorquin conserve son titre et continue de dominer sur la terre ocre. Il a gagné ses 42 derniers matches sur terre battue, à un mois de défendre son titre à Roland-Garros.


Rafael prêt pour Roland

Rafael Nadal conserve son titre pour la 100e édition de Monte-Carlo en dominant une fois de plus Roger Federer. Dans le duel des champions, le Majorquin, irrésistible sur terre, sème le doute dans la tête du numéro un mondial avec cette quatrième victoire en cinq confrontations. L'Espagnol s'impose comme le roi de la terre avec ce 42e succès d'affilée sur cette surface, qui le rapproche des records de Björn Borg (46) et Guillermo Vilas (53). Sa belle série devrait continuer la semaine prochaine au tournoi de Barcelone.

Ma
is l'enjeu de cette finale ne s'arrête pas là. Le premier tournoi de la saison sur terre a donné le ton à un mois de Roland-Garros. Surtout que sur les huit précédents vainqueurs de Monte-Carlo, quatre ont inscrit dans la lignée leur nom au palmarès parisien. Carlos Moya avait initié le mouvement en 1998. Gustavo Kuerten avait fait de même en 2000, suivi trois ans plus tard de Juan Carlos Ferrero. Et Nadal avait imité cette tendance en 2005.


Federer en terre hostile

L
e Roger Federer expéditif et déterminé de cette semaine est devenu, lors de la finale, le Roger Federer approximatif et irrégulier des mauvais jours. Et pour cause : Nadal, son grand rival, l'acueille en terre hostile. Face au champion de la terre battue, le Suisse n'est plus le même pendant tout le premier set. Le numéro un mondial n'arrive manifestement pas à prendre ses marques. Il perd son premier jeu sur une double faute, puis enchaîne une série de fautes directes (seulement 26 points gagnés contre 36 pour Nadal). L'Espagnol n'a qu'à dérouler son jeu pour engranger les jeux (4-0). Quand le Suisse retrouve ses moyens, le premier set estjà plié (6-2).

Il se
relance alors dans le deuxième set pour mener 2-1. Federer se libère petit à petit mais Nadal l'étouffe de plus en plus. Nadal breake sur un jeu blanc (3-4). Nadal met la pression pour l'empêcher de revenir. Mais à 3-5, le numéro un mondial se doit de réagir. Il s'exécute et breake le Majorquin, pour la première fois de la rencontre. Le grand Federer a retrouvé ses coups pour les enchaîner. Dans le tie-break, il arrive même à faire douter l'Espagnol, qui rate sa chance sur des passings manqués. Le deuxième set tourne à son avantage (7 points à 2). A un set partout, tout est encore possible. Le jeu s'équilibre. A 3-3, Nadal a repris le match à son compte avec 83% de premières au sevice. Le Majorquin accumule les points sur le revers de Federer (6-3).

Il
faut attendre le quatrième set pour que les champions vèlent leur véritable niveau de jeu. Le spectacle est enfin à la hauteur. Nadal déroule son jeu pour se détacher (3-0) sur une balle litigieuse, qui va jusqu'à toucher la sérénité de l'Helvète. Federer, énervé, lance une balle en dehors des courts et reçoit un avertissement. Un moment décisif pour le Suisse qui revient sur le terrain plus déterminé que jamais. Le match prend alors tout son sens. Les deux joueurs, qui lâchent enfin leurs coups, sont au coude-à-coude jusqu'au tie-break. Federer, qui mène 3-0, prend pour la première fois l'ascendant psychologique sur Nadal. Mais le roc espagnol revient et s'offre la victoire sur un coup droit gagnant. Le Suisse peut être déçu. Mais mieux vaut une défaite à Monte-Carlo qu'à Roland-Garros...



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*°*°*° Vidéo >> Nadal remporte le MS de Monte Carlo !! << *°*°*°

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# Posté le lundi 24 avril 2006 05:48

Modifié le lundi 24 avril 2006 06:30

Ca promet!!

Ca promet!!
Comme promis, un petit article l'Equipe!! Et pour ceux qui n'ont pas Sport+, RDV ce soir, enfin plutôt cette nuit, à 1h15, pour cette finale opposant les deux premiers joueurs mondiaux !!


ILS SONT AU RENDEZ-VOUS

Par Ségolène ALLEMANDOU


La finale tant attendue aura bien lieu dimanche entre Rafael Nadal, tenant du titre et spécialiste de terre battue, et Roger Federer, numéro un mondial. Le conquérant espagnol a dominé l'Argentin Gaston Gaudio en concédant son premier set du tournoi et le Suisse n'a pas perdu de temps face au Chilien Fernando Gonzalez.


Nadal imperturbable

En se
débarrassant de Gaston Gaudio en trois sets (5-7, 6-1, 6-1) en demi-finale, sa 41e victoire d'affilée sur terre battue, Rafael Nadal se rapproche encore du record de Björn Borg (46) et Guillermo Vilas (53). Mais ce succès marque surtout, après son succès face à Guillermo Coria vendredi, sa suprématie sur terre sur le clan argentin, principal adversaire de l'armada espagnole. Reste à l'étendre dimanche à Federer. Tenant du titre, Nadal peut partir confiant : il a remporté les dix dernières finales qu'il a disputées.

C
omme en 2005, le parcours de Gaudio à Monte-Carlo est donc arrêté par le puissant Nadal (6-0, 6-3 l'année dernière). Sauf que cette année, l'Argentin a gagné en puissance et en confiance et a donc réussi à arracher un set, le premier du tournoi, à son adversaire. Gaudio a sorti un niveau de jeu très élevé pour tenir tête à l'Espagnol. Le bras de fer a tourné à l'avantage de Gaudio dans le premier set suite à une faute directe de Nadal (un coup droit boisé). La deuxième manche prend un autre visage. L'Argentin souffre de son manque de physique et remporte son premier jeu de service avant de se laisser dépasser. Toujours aussi performant etterminé, Nadal n'a plus ensuite qu'à dérouler son jeu. Le dernier set n'est d'ailleurs qu'une balade de santé pour l'Espagnol, qui finit par achever mentalement son adversaire, complètement démuni. Nadal défendra son titre en finale. Qui peut arrêter le meilleur joueur sur terre du moment ? Le numéro un... peut-être.


Federer expéditif

cidemment, Roger Federer ne perd pas de temps à Monte-Carlo. Après avoir dominé Ferrer en 1h01 vendredi, le Suisse a eu besoin de 1h08 samedi pour vaincre le Chilien Fernando Gonzalez (6-2, 6-4). Le numéro un mondial continue ainsi sa belle série de 29 victoires consécutives dans un Masters Series puisqu'il est invaincu depuis son quart de finale ici-même l'an dernier contre Richard Gasquet. Le numéro un mondial attaquera sa finale tout en fraîcheur face au roc espagnol.

En br
eakant d'entrée le Chilien, Federer a tout de suite donné le ton. Il a suivi son rythme de croisière jusqu'à la fin. Avec 28 points gagnants contre 17 pour Gonzalez, il a expédié le premier set en 38 minutes. Le second est plus disputé, mais la victoire était écrite. Le suspens ne s'est pas invité dans la partie. Il devrait en revanche être au rendez-vous de la finale.

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~*~*~ Widéoooo >> Rafa jouera contre Federer !! ~*~*~

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# Posté le dimanche 23 avril 2006 05:18

Modifié le dimanche 23 avril 2006 05:58

Finale!!

Finale!!
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Rafael vient de décrocher sa place pour la finale de Monte Carlo!!! Il a battu l'Argentin Gaston Gaudio 7/5 1/6 1/6.
On peut dire que ça a éun match mouvementé !! Quoique... on peut pas parler de match, mais de demi match, puisque france 2 a eu L'INGENIEUUUUUUSE IDEE de couper le duel, alors que les joueurs allaient entamer le me set, pour mettre à la place du rugby!!! Je ne parle même pas de laaction des spectateurs... ni de celle de Lu, Lindsey et moi!!! Bref...
On a quand même pu aprécier la technique de Gaudio et la puissance de Rafael.

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Le premier set a été très très serré, avec des breaks à n'en plus finir. C'a été un combat intense, on a pu admirer et se lecter de passings croisés magnifiques, et de volées toujours plus spectaculaires les unes que les autres!! anmoins, Gaudio est plus monté au filet que Nadal. Mais les amortis, ils aiment ça tous les deux, ça y allait !! Rafael, toujours aussi déterminé, toujours aussi sérieux et combatif, Gaudio, lui, toujours aussi ronchon!!! En effet, à partir dume jeu du premier set, un des plus importants, il a commencé à manifester un certain agacement, en se parlant tout seul, en commençant à crier et faire de grands gestes... Il a cependant repris le contrôle de lui même pour ensuite, balader plus d'une fois Rafael en fond de court et jouer sur son revers, ceci avec des balles toujours plus puissantes. Vous avez rement remarq aussi : Rafa et ses bouteilles!! Un bref moment, mais ils l'ont passé!! "Alors toi ma cocotte tu vas aller làààà....non un peu plus par lààà....hum....voiiiiiàà... et puis toi alors, juste à côté, pas trop pèès.....mmm.....voi!! Allez, VAMOS!! " hihi!!

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Pour le deuxième set, là on a commen a ressentir la fatigue des joueurs quand même... Gaston, plus lourd sur ses jambes, Rafael tapant avec un tout petit peu moins de force dans la balle ; mais la cadence s'est vite inversée, tout comme le match, tournant en la faveur de Nadal.
Gaudio qui s'était apaisé au long du match, a rechangé de comportement au 17ème jeu de la confrontation, râlant et s'en prenant même aux personnes déjeunant sur la terrasse (il faut dire qu'ils étaient parfois bruyants). Cela n'a pas déconcentré notre espagnol préféré, qui a repris le match en main, et a bouclé la deuxième manche 6/1.
Ma
lheureusement je n'ai pas pu voir le troisième et dernier set (on se demande bien pourquoi....), mais d'après les commentaires fait après la victoire de Rafael, il n'a rien laissé passer.
Voilà!! Je vous mettrai un petit article dès que j'en trouve!!

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ii ADELANTE RAFA !!

Info dernière minute > CA SERA FINALEMENT LA FINALE TANT ATTENDUE >> FEDERER/NADAL !!!!!!!!!

>> photo magnifique, y'a pas d'autres mots...

# Posté le samedi 22 avril 2006 11:47

Modifié le dimanche 23 avril 2006 02:26